Guy&SoniaCitadins pure laine transformés en gentlemen farmer, Guy et moi (je m’appelle Sonia), avons tous les deux étés élevés sur l’asphalte !  De la nature, on n’avait connu à peu près rien d’autre que nos allés retours au chalet.

Comment est-ce qu’on en vient à devenirs éleveurs d’alpagas ? C’est tout simple, on est tombé dans la marmite un peu comme Obélix. Ç’a été comme attraper un virus.  Vous êtes fous ! Je ne me souviens plus combien fois on nous a dit cela.  Après tout, peut-être qu’on l’est un peu… à différents degrés.  Une chose est sure, on est fou de l’alpaga et notre folie on la cultive avec soin.

Plus sérieusement, c’est au début de l’été 2009,  tannés du nomadisme hebdomadaire et surtout tannés d’entretenir deux propriétés (c’est trop de travail), qu’on se met d’accord pour mettre le chalet et la maison en vente avec l’objectif de s’installer sur une jolie fermette pas trop loin de la ville.  Commence alors notre quête pour trouver la ferme de nos rêves et naît avec cela l’idée d’avoir un élevage.  Mon homme aime les défis et moi je suis une fille de projets.

Bien que j’adore tous les animaux, j’ai peur de tout ce qui est gros et doté de sabots. Guy de son côté n’a pas beaucoup d’intérêt pour tout ce qui a des plumes.  De plus, on cherche quelque chose de moins conventionnel.  Au fil de nos recherches, on finit par tomber sur un article qui parle de l’élevage du lama.  C’est en peaufinant nos recherches sur le lama que nous avons finalement abouti à l’alpaga.

C’est au mois d’août 2009 qu’on rencontre des alpagas en chair et en os pour la première fois. C’est un gros coup cœur !  Juste à penser à la première fois que j’ai touché un alpaga, je suis émue…  À partir de ce moment-là, on ne veut qu’une chose tous les deux, vivre au rythme des saisons et de la nature au milieu des alpagas.

En raison de la situation économique ou du marché immobilier qui fonctionnait au ralenti, cela nous prendra un peu plus d’un an pour vendre le chalet.  Ç’a été des mois difficiles, avec des périodes de découragement. Cela a par contre été un mal pour un bien puisque cela nous a donné le temps d’aller à l’école de l’alpaga.  On a lu tous les livres et tout ce que nous avons pu trouver sur le Net.  Nous avons visité des fermes au Québec, mais aussi dans d’autres provinces et aux États-Unis, nous avons communiqué avec des éleveurs en Europe, etc.  Nous avons suivi deux formations avec le Mapaq, ainsi que des formations de tontes et d’entretien et différents ateliers offerts par des éleveurs de la région.  En fait, ces mois nous ont permis de parfaire l’expérience nécessaire à la santé, au bien-être et à l’éducation de nos alpagas.

C’est donc en avril 2010 qu’on achète nos premiers alpagas, sept femelles et un reproducteur.  Dans les mois qui suivent, on ajoute une femelle ici, une femelle là, un autre mâle et une dernière femelle.  Finalement, quelques semaines plus tard on achète une autre dernière femelle et une deuxième autre dernière femelle et ainsi suite, si bien qu’à la fin du mois d’août on se retrouve avec 19 alpagas en pension dans trois fermes différentes.

C’est également cette même année que nous participons à nos deux premières compétitions avec quatre de nos alpagas.  De Navan nous revenons avec une première place et un ruban de champion couleur pour l’un de nos mâles ainsi que deux secondes places pour deux jeunes femelles. D’expo Québec nous rentrons avec 1ere place et un ruban de champion couleur pour l’une de nos jeunes femelles, une première place pour notre mâle et une troisième place pour une autre de nos femelles. Ça y’est donc, on a enfin le pied à l’étrier…